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Maj le 19/08/2017

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Héraclès est le fils de Zeus, le plus grand des dieux grecs, et d’Alcmène, une humaine, mariée, mais non consommée. Vierge. Le principe de cette filiation existait donc bien avant le christianisme qui l’a imposé avec le succès que l’on sait, puisque les premières mentions d’Héraclès remontent à  2700 / 2800 ans, chez deux poètes, Homère et Hésiode.

 

Cette équation : Dieu + Vierge = Fils se trouve dans tous les grands mythes fondateurs des civilisations qui ont labouré la Terre. Elle indique un principe universel : les hommes portent en eux une ascendance issue de l’univers, et c’est ainsi pourvus de cet héritage qu’ils s’incarnent, et débarquent dans notre exceptionnelle maison bleue, planète du libre arbitre, pour se transformer au contact de la réalité.

Ecoutez un extrait du livre, lu par l'auteur :

Editions Livre de Poche Jeunesse

L’Épopée d’Héraclès, le héros sans limites heracles-carte1.jpg

Ici, prend place un détail subtil. Tous les humains étant étroitement reliés, interconnectés à l’intérieur d’un réseau d’énergie invisible qui les rassemble comme en un vaste filet, les efforts produits par un seul se répercutent, et profitent immanquablement à tous les autres.  Chaque homme travaillant sur lui-même, travaille donc en même temps à l’évolution de l’humanité. C’est bête comme chou, quoique difficile à percevoir lorsqu’on a le nez sur l’ouvrage, tant la transformation est lente, de stagnations en régressions, et décourageante au point que les bras, souvent, nous en tombent.


Cette inévitable solidarité, bien antérieure aux inventions des Lumières, nous suggère qu’une des grandes tâches des hommes, porteurs du feu inaltérable de vie offert par le contestataire et rebelle Prométhée, est de trouver le moyen de faire le parcours en sens inverse, en remontant ce feu d’esprit de la Terre vers l’Univers. Le grand retour à la Source. L’exploit d’Héraclès !

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Car telles sont les préoccupations qui trottent dans la tête de Zeus, où plutôt des grands êtres évolués qui ont inventé ce mythe : donner de l’espoir aux hommes, et les encourager à poursuivre leurs efforts de transformation, malgré les aléas du parcours, en leur offrant un mode d’emploi à travers un prototype. Un surhomme, évidemment, un héros, qui va se confronter à des obstacles humains fondamentaux, auxquels personne ne peut échapper : maîtriser l’ego (le lion de Némée), alléger le fardeau pestilentiel des mémoires héritées du passé (l’Hydre de Lerne), élever son niveau de conscience (Sanglier d’Érymanthe), faire descendre l’évolution spirituelle dans les actes quotidiens (la Biche de Kérynia), résister par sa musique intérieure aux cacophonies du collectif (les oiseaux du lac de Stymphale), nettoyer ses déchets, ceux de l’inconscient, comme ceux de l’hyper production (les écuries d’Augias), apprendre à recevoir les dons gratuits de l’univers (le Taureau de Crète), apprivoiser ses élans sauvages, afin de les chevaucher (les Juments de Diomède), accepter qu’un lien soit une promesse de relation (la ceinture de la reine des Amazones)…

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C’est en effet pour accomplir cette mission qu’Héraclès a été créé : ouvrir une voie qui relie la Terre au Ciel, montrer comment l’emprunter, initier les candidats à l’escalade aux dangers qui les attendent, en les avertissant qu’on n’atteint pas la lumière sans traverser l’obscurité.

Voici en quoi le mythe d’Héraclès est bien, au sens strict du terme, un mythe initiatique.


Héraclès est donc un compagnon intime, un grand frère, qui nous aide à vivre au jour le jour. Sa stature de super héros est symbolique. Elle ne signifie pas qu’il est invincible, mais qu’il agit, comme Gilgamesh parti conquérir l’immortalité, au nom de l’humanité toute entière, et que sa quête est universelle. Le réduire à un Hercule bodybuildé est une malheureuse caricature, qui l’enferme dans une vision terre à terre, infantile, sans parenté avec nous-mêmes, et qui retire toute fécondité à son histoire.


— Alors, dis-moi, reprit Augias, impatient d’entendre des compliments. As-tu déjà vu une telle opulence ?

— Une telle opulence dans la crasse, jamais ! répondit Héraclès qui ne savait plus mentir. Tes écuries sont rongées par les excréments, tes enclos ruissellent de purin, on patauge partout dans la fange et dans tes champs, le fourrage ne pousse déjà plus, tant l’ordure lui dispute la terre. Les pieds de ton trône sont plantés sur un tas de fumier !

— Un tas de fumier ? Où ça ? Un tas d’or, tu veux dire ! corrigea Augias, piqué au vif. Ouvre les yeux, regarde plus loin que le bout de ton nez ! Si l’herbe ne pousse plus ici, elle pousse ailleurs. Tous les jours, j’approvisionne mes troupeaux en fourrage, et mes caravanes de chariots repartent remplis de viande séchée, de fromages. J’en vends dans le royaume, dans les provinces voisines et j’affrète des bateaux. Je produis, je commerce, je nourris du monde, Héraclès. Je fais les choses en grand et chacun y trouve son compte. Ceux qui travaillent pour moi, les premiers. Va donc leur demander s’ils ont envie que ça change ! Maintenant, si l’odeur incommode les délicats, moi je ne la sens pas !…

— Tu te trompes dans tes calculs, Augias. Tu produis trop et tu ne vois pas les immondices que tu laisses derrière toi. Tu épuises ta terre, tu la charges de poison. Un jour, elle se révoltera contre toi. Et tu auras beau la commander, faire le maître, tu n’en tireras plus rien. Elle sera morte.

— Ce jour est encore loin, s’esclaffa Augias. J’ai des réserves ! Et même, supposons que tu aies raison, j’aurai quitté ce monde depuis longtemps ! Plus concerné du tout, papa Augias ! Ses héritiers auront pris la relève et ils se dépatouilleront ! Tu m’as compris ? Quoi !… je vais leur léguer une richesse colossale, je ne vais pas, en plus, leur dire comment la conserver ! À eux de trouver leurs solutions ! Qu’ils se creusent la cervelle, si les déchets les dérangent !

— Ouvre les yeux à ton tour, Augias. Ta croissance n’atteindra pas le sommet de l’Olympe. Bientôt, tes rendements vont plafonner, c’est inévitable, puis décliner. Ce que tu accumules aujourd’hui finira par te nuire. Prépare-toi à la chute ! Tu as encore le temps, mais commence à t’alléger. Et il n’existe qu’un moyen : laver, nettoyer !

— Tu me fais rire avec ta chute ! Regarde le ciel, s’esclaffa Augias en ouvrant les bras. Est-ce que tu vois le moindre petit nuage ?... Et toi tu me dis : « Augias, prends garde. L’orage arrive. Cherche vite un abri. Tu vas te faire foudroyer ! »

C’est alors que des cris attirèrent leur attention. Un galop lourd ébranlait le sol.


Six travaux dans le Péloponnèse

Trois travaux hors du Péloponnèse

Deux travaux dans le bassin méditéranéen

Extrait du dialogue entre Héraclès et Augias

Adeline, élève de 1ère L

Entretien avec la NRP

Héraclès dans la revue Lignes de Crêtes

Héraclès sur Takalirsa

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